La première édition du European Lab Winter forum questionnait en décembre dernier l’avenir de la prochaine décennie culturelle en balayant les spectres de la pop culture, de l’underground, de la techno et de l’impact des nouvelles technologies sur nos vies privées.

 

Un exercice d’anticipation et de prospective destiné à imaginer l’avenir de la culture, hyper-connectée, innovante, où le secteur indépendant aurait toute sa place et où les citoyens seraient au coeur du processus créatif et démocratique.

 

Spéculer sur le futur nous aide avant tout à mieux comprendre et formaliser le présent et ses émergences.

 

En ces temps politiquement sombres, les 90s semblent avoir fait leur come-back et être le refuge d’une génération d’artistes que le présent et l’avenir n’inspirent plus.

 

La relecture de ces codes et la ré-interprétation de cette décennie est pourtant passionnante à comprendre, cette fascination de « l’avant » est-elle simplement le miroir d’une génération en perte de repères et de certitudes quant à son avenir ?

 

Ou une vision éloquente et politique posée sur notre société contemporaine ?